L'amour jusqu'où...

Recueil de chansons et prose

Dimanche, nous avons pris le train pour Turin. Un homme seul dans le compartiment voisin, des femmes qui chantaient les mots... Les frissons du bonheur voyageaient dans mes veines, avec leurs noms magiques, étranges, étrangers. A Annecy, nous sommes descendus du train et j'ai traîné mes jambes gelées jusqu'au buffet. On y parlait sport en mangeant des sandwichs en cellophane. J'étais debout figée et le train derrière moi filait filait disparaissait, emportant dans un wagon de seconde ma valise imaginée.

Quand la mort voyageuse

déposera son sac

de pierre sur mon dos

et mes amours en vrac

je ne renierai rien

n'aurai point de rancune

la lune en un clin d'oeil

éclairera la brune